Edito

La démarche de décision médicale partagée est désignée comme l’un des changements de paradigme les plus importants en médecine. Elle est souvent évaluée comme l’indicateur d’une médecine de bonne qualité.
Selon ce modèle, médecin et patient décident ensemble d’un traitement spécifique. Il s’agit d’un processus décisionnel dans lequel le patient :
– comprend la nature de la maladie ou du problème médical ;
– comprend les enjeux de l’intervention clinique et ses conséquences, notamment les risques, bénéfices, alternatives et incertitudes ;
– a considéré ses préférences et valeurs concernant les risques et bénéfices de l’intervention
– a participé à la décision au niveau personnel désiré ;
– prend une décision basée sur ses préférences et valeurs ou retarde sa décision.
Ainsi médecin et patient sont égaux en droit. Ils sont des partenaires dans la prise de décision. Le patient fournit des informations sur son cadre de vie, ses valeurs, besoins et peurs et dévoile la connaissance subjective qu’il a de son état de santé et de sa maladie. Le médecin transmet ses connaissances professionnelles et son expérience clinique mais aussi des valeurs éthiques en contribuant à une prise de décision optimale avec une distance objective pour la problématique clinique.
Des enjeux philosophiques, éthiques sont questionnés dans cette démarche. La confiance en l’autre, l’autonomie, la responsabilisation seront les thèmes abordés au cours de notre journée. Notre grand débat traitera de l’éducation thérapeutique comme mis en œuvre de la décision médicale partagée. Et comme toujours des ateliers interactifs pratico-pratiques sur comment faire au quotidien.
A vos agendas ! Réservez le vendredi 4 octobre 2019 !

Dr. Helen MOSNIER-PUDAR